Selon plusieurs dizaines de documents consultés par TchadOne et émanant de l’ex ministère du contrôle d’Etat et de la défunte Inspection Générale de l’Etat ( IGE) entre 2016 et 2021, l’ADAC a connu de dizaines de malversations et de faux et usages de faux. En 2015, avant de quitter ses fonctions pour l’ASECNA, Brahim Gihini Dadi est soupçonné par le contrôle d’Etat du détournement de plusieurs centaines de millions de fcfa sur un marché public et sur des crédits ponctionnés sur les fonds de l’ADAC et jamais remboursés. Comment une institution publique prête t-elle des centaines de millions de fcfa à ses responsables pour construire des villas à Ndjamena ? Une plainte consultée par TchadOne avait même été déposée à l’époque contre l’ex DG pour « abus de confiance ». L’autre affaire visant Brahim Gihini Dadi est le marché de réfection de la piste de l’aéroport de Ndjamena lors de sa précédente fonction. BGD aurait reçu 10% de la société ayant remporté le marché. Il avait été auditionné et un PV envoyé au parquet. Brahim Gihini Dadi et ses complices, très influents, n’ont toutefois jamais été inquiétés et la plainte reste toujours pendante au parquet de Ndjamena.
Pour brouiller les pistes, notre souriant écrivain à ses heures perdues rejoindra l’ASECNA et se fera oublier. Entre temps, le ministère de l’Assainissement Publique et de la Bonne Gouvernance sera dissous. L’IGE quant à elle sera supprimée en 2022. Un boulevard est donc ouvert à Brahim Guihini Dadi pour son retour à la « maison commune » ADAC pour continuer ses œuvres. Une « maison » pour le moins juteux tant le train de vie de notre « écrivain » contraste avec le salaire moyen d’un haut fonctionnaire.
Mais pourquoi malgré toutes malversations, népotismes et abus de confiance, Brahim Gihini Dadi échappe à toutes les poursuites ? Intime de M. Ali Abderamane Haggar et manipulateur hors paire avec une vaste cour, l’homme passe le clair de son temps sur les réseaux sociaux pour entretenir l’image d’un homme cultivant le « vivre ensemble » et défendant la culture. Souriant et charmeur, il a infiltré le corps de la magistrature et s’était rapproché d’avocats et de journalistes influents pour faire disparaître toute trace de ses détournements à l’Autorité de l’Aviation Civile. Son discours d’hier n’est donc qu’un écran de fumée plein de de contradictions pour enfumer la jeunesse tchadienne qui ne doit pas être dupe.
Dans un pays au fonctionnement normal, la justice sera automatiquement saisi de ces affaires pendantes qui ont coûté des milliards au contribuable tchadien. Nous reviendrons incessamment avec d’autres éléments.
Correspondance particulière TchadOne à Ndjamena.


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