L’article de nos confrères du journal la voix que nous avons republié a attiré notre attention et nous a incité à mener une longue investigation sur ces détournements au ministère des finances et au trésor public. Nous avons estimé que cela prendrait des mois, mais grande fut notre surprise quand nous sommes tombés sur des preuves aussi accablantes les unes des autres.
On vous explique :
L’avis de crédit numéro 2020 41 (un titre de paiement du trésor public ), montant :
295 180 650 FCFA, a été utilisé pour deux paiements. Faux flagrant au nez et à la barbe de tous.
– Pour la première fois, voir ordre de virement du 28 juin 2021 dont mention le numéro de l’avis de crédit 41/2020 montant payé 295 180 650 FCFA. Le montant intégral de l’avis du crédit engagé, mandaté et payé. Par conséquent, le titre de paiement est définitivement liquidé, il n’est valable que pour être archivé.
– Curieusement, une deuxième fois, un autre ordre de virement du 02 décembre 2021 est édité pour un paiement partiel d’un montant de 196.949.574 cfa soit 300 247,69 euros, avec restant mentionné sur l’avis du crédit soit 98. 231.076 FCFA, montant envoyé à la direction de la dette pour une prise en charge. Il faut comprendre que 196 949 574 et 98 231 076 font 295 180 650 FCFA. Soit la même somme qui a été déjà payée par le premier ordre de virement et le comble c’est qu’ils ont utilisé le même avis de crédit.
Pour s’en convaincre du deuxième paiement, vous avez le document de la Banque centrale justifiant le transfert du montant de 300 247,69 euros ( soit 196 949 574 cfa).
De l’avis d’un expert contacté par la rédaction, ces pratiques sont courantes entre le ministère des finances et le trésor public. Une sorte de jeu de ping pong qui permet à certaines personnes de s’enrichir sur le dos de l’État et donc sur nos impôts. Ces individus seraient tellement puissants qu’ils ont réussi à démanteler l’Inspection Générale d’État (IGE).
Jusqu’à quand va continuer ce jeu ? Jusqu’à quand vont-ils continuer de piller les caisses de l’État pendant que les ayants-droit ( peuple) meurent de faim, de soif, de paludisme et d’inondation ?
La rédaction


Mon pays va mal…